Il parait que de l’autre coté de la manche, on réfléchi à faire un mois sans alcool. Mais comme on est pragmatique là bas, on le fait ! Le mois sans tabac, ça vous parle ? 

Le même que l’on fait en France maintenant depuis 5 ans, il est venu d’Angleterre. Et peut être qu’en France on va faire pareil pour le mois sans alcool d’ici quelques temps. Oui, sauf qu’en France, il y a une grosse, pardon, une énorme culture du vin. et je le rappelle le vin c’est de l’alcool. Alors, il y a des gens qui vont s’offusquer prétextant que les addictologues voudraient interdire tout et tendre vers une société hygiéniste etc … Alors qu’en fait : Les addictologues informent la population et ils ont été les premiers à parler du cannabis thérapeutique, à dénoncer les risques de sur consommation de certains traitements (opiacés, benzodiazépines) ou encore à militer pour les traitements de substitution. 

Personne n’interdit rien, on propose simplement. C’est aussi permettre à ceux qui ne désirent pas boire pendant un mois, de pouvoir le faire, de se sentir moins seuls par le biais d’une communication de masse. Bref, un mois sans alcool ça n’arrange pas les professionnels de l’alcool, du vin, et tout le petit monde qui gravite autour. Mais cela renvoie aussi une drôle d’image à certains d’eux-mêmes ! Allez quoi, bois un verre avec nous ! Qui n’a jamais entendu ça ?

Les politiques ne prennent pas position ou vont à contre courant, car c’est délicat de donner raison aux addictologues. La population générale n’est pas en accord avec sa propre consommation et ne veut pas entendre qu’elle peut être problématique.

Et c’est cette même population générale qui vote, il y a donc conflit d’intérêt ! C’est dommage pour la santé publique et la prévention car elle passe après les intérêts politiques. 

ciamt

Fin 2020, comme pour préparer 2021 et le défi de janvier sobre, nous avons décidé d’accepter avec un grand plaisir l’invitation à l’e-change du Dr Ngo, directeur général de la santé au travail d’Ile de France (CIAMT).

Cette E-conférence pour parler de l’alcool en entreprise et de ses conséquences sur la vie de l’entreprise et surtout celle du salarié, qui reste un homme ou une femme, bref un être humain. Le témoignage de Laurence Cottet a permis d’illustrer les propos par sa vision de l’intérieur de ce phénomène. 

Rédigé par

Docteur Christophe Cutarella

Psychiatre Addictologue Tabacologue